Méthodes d'inventaire

NB : Pour rappel, toutes les espèces d’amphibiens sont étant protégées sur l’ensemble du territoire national, une autorisation de capture est obligatoire pour leur capture et manipulation.

Voici quelques méthodes d'inventaire concernant les amphibiens. Cette liste n'est pas exhaustive.

Les amphibiens sont des animaux particulièrement actifs la nuit. Aussi, la meilleure façon de détecter un maximum d’espèces et d’individus est de réaliser des prospections nocturnes.

Les différentes techniques de recherche peuvent être actives ou passives.

 

Méthode active :

  • Recherche des amphibiens à vue :

Tous les stades peuvent être observés lors de prospections nocturnes réalisées à l’aide de lampes ou phares : pontes, larves, immatures, adultes.

Les individus seront recherchés préférentiellement au niveau des zones de berge en pentes douces et à proximité des herbiers aquatiques.

La capture des individus peut être nécessaire à la détermination. Dans ce cas, elle sera réalisée à l’aide d’un filet troubleau. Les individus seront ensuite relâchés sur le lieu de capture.

 

 

 

Méthodes passives :

NB : Il convient avant toute chose de rappeler que l’utilisation de nasse nécessite une bonne connaissance de l’écologie des espèces ciblées afin de ne causer aucun dommage aux individus capturés. En effet, les amphibiens sont des animaux fragiles et nécessitent une attention particulière lors de leur capture et manipulation.

De plus, toutes les espèces d’amphibiens étant protégées sur l’ensemble du territoire national, une autorisation de capture est obligatoire pour réaliser du piégeage par nasse.

 

Les nasses sont particulièrement utilisées pour inventorier les urodèles et les larves. En effet, les tritons et les larves sont souvent de petite taille et peuvent passer inaperçus au sein de milieux aquatiques eutrophes ou riches en végétation aquatique.

Il existe plusieurs types de nasses : nasses flottantes ou nasses immergées.

Seuls deux types de nasses seront présentés ici mais il en existe de nombreux modèles.

Nasses flottantes de type Ortmann :

Consultez la présentation powerpoint de Sylvestre Plancke/CD77 sur les pièges d'Ortmann lors des rencontres batrachologiques 2015

 

Nasse immergées de type nasse à vairons : ces nasses sont immergées au fond de la mare ou en bord de berge.

L’objectif de ces nasses est de pouvoir réaliser un inventaire sans avoir à laisser la nasse une nuit complète.

La nasse est alors déposée au fond de la mare à l’heure du coucher de soleil et relevée deux heures plus tard. Cette technique est particulièrement efficace pour les tritons. En effet, en début de nuit, les tritons sont beaucoup plus actifs au fond de la mare (probablement en fonction de leur vulnérabilité aux prédateurs). De plus, ils possède (les mâles en particulier) une très grande activité exploratoire. Et n’hésitent donc pas à visiter la nasse.

En raison de l’impossibilité pour les animaux de remonter à la surface pour respirer, il est impératif de laisser la nasse immergée 2 heures maximum. Dépasser ce temps d’immersion pourrait occasionner une mortalité importante chez les espèces.

Le protocole POP-amphibiens est déjà employé dans plusieurs régions, à l'image de nos voisins normands, qui sont venus nous le présenter lors des rencontres batrachologiques d'Île-de-France en 2015 (Michaël Barrioz/SHF). Plus de détails sur le site de la SHF.