Vulpes vulpes C

Renard roux

Phénologie (d'après les données de cettia-idf)

Juvéniles (36 données):

Présence (1407 données):

Carte de répartition d'après la base de données cettia-idf.fr


carroyagecommunes

Note: Les cartes par mailles 2x2km laissent également apparaitre les communes pour lesquelles il n'existe pas de données plus précises que la citation communale.

Commentaires sur l’espèce


Types d'observation
(calcul sur 1563 données)

Calculé d'après les mots-clefs.
Estimation parfois faussée par des mots-clefs oubliés.

Le Renard roux est, en Île-de-France, le seul représentant indigène de la famille des Canidés. Principalement actif de nuit du fait des activités humaines, il fut longtemps considéré comme un animal solitaire, parce qu'il se déplace et se procure sa nourriture seul. Cependant, des études récentes ont montré que le Renard adopte une structure sociale différente selon les habitats présents : lorsque les conditions sont favorables, un couple dominant partage son territoire avec d'autres individus adultes de rang social inférieur, dits "subordonnés", et vivent donc en groupe.

Le Renard roux se reproduit une fois par an, en hiver, dès le mois de décembre. Durant cette période, les combats entre individus sont fréquents, et ces derniers peuvent être observés de jour. Dans les zones rurales, un terrier creusé dans la terre avec plusieurs entrées, aménagé par le Blaireau (Meles meles) ou le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), semble être le lieu privilégié pour abriter la portée. La femelle met au monde, en général à la mi-mars, entre un et douze jeunes, avec le plus souvent entre trois et six renardeaux. L'émancipation progressive des jeunes a lieu en été, et leur dispersion dès l'automne.

Opportuniste, le Renard est omnivore. Si le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) représente la proie la plus régulièrement capturée, il consomme également des petits rongeurs, surtout des campagnols (principalement du genre Microtus) dans les régions où les lapins sont absents. Lorsqu'il chasse, on peut observer un comportement très particulier, consistant à bondir sur sa proie : on dit qu'il "mulotte". En sa qualité de prédateur généraliste, il est amené à chasser d'autres proies, notamment lors des diminutions des populations de campagnol, et consomme également des fruits, des oiseaux et œufs, et des invertébrés comme les insectes et les lombrics.

Habitats 

Le Renard roux occupe tous les milieux semi-ouverts, et est particulièrement connu pour ses grandes capacités d’adaptation, lui permettant notamment de coloniser les villes. Espèce commensale de l’homme, ce petit prédateur opportuniste a en effet suivi le mouvement d'exode rural, d'extension des banlieues et s'établit progressivement dans les villes.

En région rurale, les renards apprécient particulièrement les lisières de forêt, qui offrent plusieurs sources de nourriture, tout comme les abords d'habitations.

Observer des renards est plutôt difficile et rare, en dehors de quelques périodes particulières, comme celle où les jeunes explorent les environs du terrier, durant le mois de mai, ou la période du rut, où les adultes sont moins méfiants. S'il se laisse observer à proximité des habitations, ou apercevoir dans le faisceau des phares de voiture, le Renard, comme beaucoup de mammifères sauvages, est un animal très discret.

À défaut d'une observation directe, la recherche d'indices de présence, comme des empreintes, des fèces, des marquages urinaires ou encore des restes de poils ou de proies, peuvent apporter beaucoup d'informations. Ces observations indirectes permettent de mettre en évidence la présence de renards, les milieux et les gîtes utilisés, et fournissent des indications relatives à leur comportement.

Répartition en Île-de-France

Le Renard roux présente une répartition relativement uniforme sur le territoire francilien, du fait de ses grandes capacités d'adaptation, notamment au milieu urbain. Il figure à liste des espèces classées nuisibles dont la destruction est autorisée par piégeage agréé dans tous les départements de la région, sauf Paris. Si ses populations se portent bien, ce petit carnivore représente l’un des derniers prédateurs de sommet de chaîne encore présent en Île-de-France, d’où son importance en termes de régulation des proies. Ce rôle d'auxilliaire essentiel est encore insuffisamment défendu au sein de l'administration, et régulièrement des arrêtés portant destruction de l'espèce sont émis par les préfecture suite aux pressions effectués notamment par les milieux cynégétiques. Voici un exemple d'argumentaire qui peut être défendu contre de tels arrêtés.

L'espèce a beaucoup souffert de la rage à la fin du XXème siècle en Europe, aujourd'hui maîtrisée grâce à la distribution de vaccins consommables. La circulation automobile est aujourd'hui sa principale cause de mortalité.

Les dix observations les plus récentes :

DateCommuneObservateur
08-12-201878190 TrappesDelphine Lemoine
04-12-201877600 Jossignybruno piketty
01-12-201893230 RomainvilleFrançois Chiron
au piège photo
25-11-201877124 Chauconin-NeufmontiersJulien Bottinelli
24-11-201893230 RomainvilleFrançois Chiron
21-11-201877174 Villeneuve-le-ComteValentin Fabre
En train de manger une carcasse.
17-11-201877910 Germigny-l'ÉvêqueAntoine KITA
15-11-201891470 Limourscarole perez
14-11-201893360 Neuilly-PlaisanceQUENTIN REGNIER
Renard vu dans son terrier
13-11-201877450 TrilbardouMarie Dia-Barthe

Avertissement: Les cartes et graphiques présentées ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes