Sus scrofa C

Sanglier

Phénologie (d'après les données de cettia-idf)

Juvéniles (27 données):

Présence (816 données):

Carte de répartition d'après la base de données cettia-idf.fr


carroyagecommunes

Note: Les cartes par mailles 2x2km laissent également apparaitre les communes pour lesquelles il n'existe pas de données plus précises que la citation communale.

Commentaires sur l’espèce


Types d'observation
(calcul sur 1178 données)

Calculé d'après les mots-clefs.
Estimation parfois faussée par des mots-clefs oubliés.

Crépusculaire et nocturne, le Sanglier est discret, comme de nombreux mammifères. Très sociable, ce suidé forme des hardes de femelles et de jeunes, parfois nombreux, les mâles restant le plus souvent solitaires. Son régime de base, omnivore et opportuniste, est surtout constitué d'aliments d'origine végétale : il se nourrit de faînes, de glands, de châtaignes, de racines, de bulbes, de tubercules, et de fruits, qu'il glane au sol ou déterre en le retournant, faisant des ravages dans les prés et dans les cultures. Il peut également y ajouter de champignons, des vers, des escargots, des œufs, et même de petits mammifères (souris, jeunes lapins et levrauts) et de charognes.

La reproduction a lieu de novembre à février. Durant cette période, les mâles adultes rejoignent les compagnies et s'affrontent pour avoir accès aux femelles. Une laie peut donner naissance entre avril et juin à une portée variant de deux à douze petits dans un nid à l'abri de buissons épais ou des branches tombantes d'un arbre, formé de feuilles, de branches et d'herbes sèches, et appelé "chaudron".

Le Sanglier est une espèce sédentaire. S'il n'y a pas de réelle migration chez cette espèce, les individus peuvent être amenés à se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres s'ils sont dérangés, ou si les ressources viennent à manquer. La journée, les individus regagnent leur bauge, un creux allongé, peu profond, sur sol lisse sur lequel ils déposent éventuellement de la litière. Abritée sous les branches tombantes d'un sapin ou dans les fourrés, la bauge peut être occupée par une femelle et ses marcassins ou par plusieurs femelles d'une même compagnie.

Habitats 

Le Sanglier occupe des habitats très diversifiés, allant des forêts, marais, roselières et landes aux zones agricoles. On le trouve particulièrement dans les forêts mixtes dominées par les hêtres, les chênes, ou les châtaigniers, et les grands boisements humides. S'il n'est pas très exigeant en termes d'habitat, il aime trouver sur son domaine vital une strate arbustive suffisamment dense pour s'abriter, une nourriture abondante ainsi que plusieurs points d'eau.

Si l'espèce est discrète, elle laisse de nombreux indices de son passage : ses traces sont très reconnaissables par les marques des deux onglons de part et d'autre des doigts. Certaines voies régulièrement utilisées par une compagnie deviennent alors visibles. Les sangliers ont également l'habitude de "souiller", c'est-à-dire de prendre des bains de boue : ce comportement laisse en général une simple dépression humide dans la terre d'une zone marécageuse en forêt ou d'un filet d'eau dont le frottement du corps de l'animal a élargi le cours.

Répartition en Île-de-France

Le Sanglier est présent en abondance sur l'ensemble du territoire francilien, à l'exception du cœur d'agglomération. Il est classé "gibier" selon la législation française, et la gestion de ses populations répond donc aux règles de la cynégétique. Il figure également à la liste des espèces nuisibles du troisième groupe fixée par arrêté préfectoral dans tous les départements franciliens, au nom de la « nécessité de prévenir les dommages importants causés par les sangliers aux activités agricoles, forestières, aux autres formes de propriété et dans l’intérêt de la sécurité publique » (Arrêté préfectoral n°SE-2014-000071 pour les Yvelines). Les populations franciliennes sont très élevées. Sur le seul département de Seine-et-Marne, environ 10 000 sangliers sont tués à la chasse chaque année (voir figure ci-dessous ; source : bulletin cynégétique de Seine-et-Marne n°43 - décembre 2016).

Les dix observations les plus récentes :

DateCommuneObservateur
15-12-201877100 MeauxAntoine KITA
12-12-201891150 Morigny-ChampignyArnaud LORET
08-12-201877660 Changis-sur-MarneAntoine KITA
échappe aux chasseurs..
29-11-201878690 Saint-Rémy-l'HonoréAntoine KITA
27-11-201891540 ÉcharconGILLES TOURATIER
23-11-201891580 Auvers-Saint-GeorgesArnaud LORET
Secteur bien labouré.
21-11-201877250 Épisynon précisé
19-11-201877580 VoulangisMarie Dia-Barthe
15-11-201877250 Épisynon précisé
14-11-201891540 Écharcondominique carlier

Avertissement: Les cartes et graphiques présentées ne correspondent qu'à l'état actuel des connaissances et ne peuvent être considérées comme exhaustives. Le projet d'atlas dynamique est une retranscription en temps réel des contributions de chacun sur la base de données et toute nouvelle donnée est à ce titre intéressante, même pour les espèces les plus communes