Habitats CILIF

Voici une liste descriptive des différents habitats CILIF qu'il faut sélectionner sur Cettia. C'est un référentiel national ce qui explique à la fois la présence d'habitats qui ne se rencontrent pas dans notre région et à la fois le fait qu'il ne soit pas plus détaillé pour correspondre mieux aux types de zones humides locales.

Habitat CILIF Précisions et commentaires nationaux Fréquence en IdF Exemples locaux
Milieux indéterminés Absence d’information, collections, bibliographie, etc. A EVITER  
Zones des sources Petits bassins et écoulements (permanents) des sources ; parfois présence de sphaignes ; souvent ombragés. Rare
Ruisselets/ruisseaux fermés Eaux vives et fraîches de 0,5 à 4 à 5 m de large situées en milieux fermés (sous-bois, forêts, taillis, etc.). Parfois coulant sur des pentes abruptes. Assèchement estival possible (mais présence de vasques, flaques et micro-mares). Assez fréquent

Ruisselets/ruisseaux ouverts Eaux vives et fraîches de 0,5 à 4 à 5 m de large situées en milieux ouverts (champs, prairies, etc.). Présence d’Hélophytes et parfois d’Hydrophytes. Fréquent
Rivières à eaux vives Milieux de 5 à 25 m de large. Secteurs à courant vif (rapides). Bien ensoleillées avec les rives plus ou moins ombragées. Rare Quelques secteurs du Loing 
Rivières à eaux calmes Milieux de 5 à 25 m de large. Secteurs calmes du cours d’eau (moulins, barrages naturels, etc.). Bien ensoleillées avec les rives plus ou moins ombragées. Fréquent
Grands cours d’eau vifs Parties vives des fleuves et des grandes rivières (de plus de 25 m de large). Absent  
Grands cours d’eau calmes Parties calmes des fleuves et des grandes rivières (de plus de 25 m de large). Bras morts, lônes (en communication périodique avec le cours d’eau). Fréquent
Canaux navigables Milieux artificiels entretenus pour la navigation fluviale, présence fréquente de paleplanches. Fréquent
Fossés alimentés Canaux d’irrigation (débit moyen), puits artésiens, apports d'eau constants sans variations du régime hydraulique Rare
Suintements Résurgences de débit insignifiant mais permanent ; Suintements de digues d’étangs, filet d'eau sur pentes. Généralement bien ensoleillés. Rare  
Milieux temporaires Stagnants en général avec assèchement estival : petits étangs, mares, fossés, mouillères, etc ...

Rare en bon état

Assez fréquent sinon

Mares ouvertes Bien ensoleillées et permanentes : mares, abreuvoirs, lavoirs, lavognes anciennes (non entretenues), etc. Fréquent
Mares fermées Milieux forestiers très ombragés (et permanents). Fréquent
Milieux saumâtres Marais littoraux et continentaux saumâtres de plus de 0,5 mg/l de NaCl, bien ensoleillés, eaux permanentes ou assèchement estival : lagunes, marais salants, prés salés, bassins piscicoles, marais à salicornes, etc. Absent  
Milieux artificiels Récents en général et peu colonisés par la végétation aquatique : gravières, sablières, ballastières, lavognes entretenues, étangs collinaires, etc.. Fréquent

Etangs « naturels » ouverts (annexes comprises) Milieux bien ensoleillés (peu de végétation arbustive sur les rives). Situés jusqu’à 300 m d’altitude. Secteurs d’alimentation, d’évacuation et annexes (mares et fossés) compris si nécessaire. Fréquent
Etangs « naturels » fermés (annexes comprises) Milieux fortement boisés (forestiers), rives ombragées. Situés jusqu’à 300 m d’altitude. Secteurs d’alimentation, d’évacuation et annexes (mares et fossés) compris si nécessaire. Fréquent
Marais de plaine Etangs marécageux (- de 50% d’eau libre), marais (biotopes diversifiés), fossés ou canaux stagnants, tourbières plates alcalines de plaine (jusqu’à 300m). Peu fréquent
Tourbières acides de plaine Tourbières à sphaignes (bombées) avec gouilles, fosses d’exploitation, effluents, fossés, etc. Moins de 300 m d’altitude. Très rare  
Tourbières acides d’altitude Tourbières à sphaignes (bombées) avec gouilles, fosses d’exploitation, effluents, fossés, etc. Situées entre 300 m et 2500 m. Absent  
Milieux stagnants d’altitude Etangs, marais, petits lacs situés entre 300 et 2500 m d’altitude. Parfois avec des secteurs (queues) présentant des formations particulières (radeaux tourbeux, …) Absent  

Lacs

(et grands réservoirs)

Grande surface d’eau libre de basse ou moyenne altitude (jusqu’à 1000 m en général) au sein de laquelle il y a une stratification de la masse d'eau, retenues EDF, etc. (queues et rives « naturelles »). Assez fréquent  
Rivières d’altitude Eaux courantes vives en général, situées entre 300 et 2500 m d’altitude. Absent  
Rivières méditerranéennes Eaux courantes à débit intermittent en période estivale (vasques, mares). Absent  
Milieux aquatiques cultivés Rizières, cressonnières en exploitation, etc. Absent  
Milieux aquatiques divers Ce code peut être utilisé lorsque l’observateur n’arrive pas à attribuer un habitat larvaire précis à une espèce observée. Peu utile  
Bassins lagunaires Bassins d’effluents routiers, de décantation (stations d’épuration), généralement bâchés. Fréquent
Milieux de loisirs Pièces d’eau aménagées pour les loisirs et sports nautiques, avec une fréquentation et une utilisation régulière. Assez fréquent  
Prairies humides Milieux humides (à proximité ou non de milieux aquatiques permanents). Submergées au moins pendant la période hivernale. Rare
Milieux terrestres Non aquatiques : bois, champs, landes, friches, chemins, etc. Fréquent