L'ADN environnemental

C'est une des techniques les plus récentes qui se développe pour les inventaires naturalistes. Elle devient de plus en plus efficace même si de nombreuses recherches et vérifications sont encore à prévoir. Des études de recherche et de développement ont eu lieu en Ile de France à l'initiative de Natureparif et Spygen en 2013 et 2014.

Principe :

Il s'agit de prélever une petite quantité d'eau d'une mare (les résultats semblent plus fiables en milieu stagnant pour les Odonates qu'en milieu courant) que l'on fait analyser au laboratoire. Les larves et les individus qui sont rentrés en contact avec cette eau il y a moins d'une dizaine de jours y ont laissé quelques cellules. L'analyse en laboratoire permet alors d'isoler le matériel génétique (ADN mitochondrial). On peut alors placer des amorces d'ADN spécifiques qui permettront d'identifier les différentes espèces présentes dans l'échantillon. Ceci nécessite bien sûr une base de référence fiable et l'OPIE ainsi que la SfO travaillent de concert pour l'améliorer.

Le coût de ces tests sont aujourd'hui à la baisse (environ 250 euros pour une reconnaissance tous taxons odonates en 2015).

Les données récoltées dans le cadre des études franciliennes sont intégrées dans Cettia  (sous l'appellation protocole ADNe) et participent à l'amélioration des connaissances sur la répartition et la reproduction des espèces. Nous lui avons associé un indice de reproduction "probable".