Méthodes d'inventaire

NB : Pour rappel, toutes les espèces de reptiles sont étant protégées sur l’ensemble du territoire national, une autorisation de capture est obligatoire pour leur capture et manipulation.

Deux méthodes coexistent pour la réalisation d’inventaires « reptiles » :

- Le relevé de « plaques reptiles » encore appelées « plaques refuges »

- La prospection à vue.

La prospection « à vue » donne de bons résultats pour bon nombre d’espèces comme le lézard des murailles, le lézard vert, la vipère aspic et la couleuvre à collier. Elle nécessite cependant une certaine habitude, en particulier pour la détection des serpents. Pour une vipère qu’on observe en thermorégulation lovée en plein soleil, il y en a sans doute quatre discrètement tapies, au pied d’un buisson ou dans une touffe d’herbe, et dont quelques centimètres carrées d’écailles seulement sont visibles !

D’autres espèces, comme la coronelle lisse, l’orvet et la couleuvre d’esculape, sont particulièrement discrètes et ne se montrent que rarement  à découvert.

Afin de faciliter leur détection, les « plaques refuges » ou « plaques reptiles »  constituent alors un outil indispensable.

Quelle que soit la méthode utilisée, il faut retenir que les besoins thermiques des reptiles sont surestimés par le grand public, qui garde généralement le souvenir du serpent qu’il a observé en plein été, lové au milieu d’un chemin, en plein soleil. Ce type de comportement est relativement rare pour un serpent. Pourtant, ces observations sont souvent les seules qui viennent à l’esprit des amateurs de nature non spécialistes des reptiles. Ce phénomène biaise considérablement la perception des conditions favorables à leur rencontre.

En réalité, un reptile soumis à une température trop faible va avoir une activité réduite. Un reptile soumis à une température trop élevée va rapidement… mourir !

De façon peut être schématique, on peut dire que la majorité des reptiles d’IDF supporte mal une température supérieure à 30° mais qu’une partie peut être active dès 12°.

Au sein de cette plage, les reptiles rechercheront des températures adaptées à leurs besoins biologiques du moment (gestation, digestion, etc.).

Les reptiles recherchent donc des micro-habitats dans lesquels ils peuvent, avec un minimum de déplacements (quelques mètres), trouver facilement une zone où la température leur convient. Et ce, quelle que soit l’heure de la journée et pour des conditions météorologiques variables. Ces micro-habitats doivent de plus être munis de nombreuses cachettes.

Ainsi, les reptiles affectionnent particulièrement les zones de lisière entre milieux ouverts (places de thermorégulation, zones de nourrissage) et milieux arbustifs ou boisés (zones refuges). Les pieds de haies ou de bosquets en contact avec un milieu prairial constituent donc des habitats de choix, ainsi que les abords de voies ferrées (désaffectées ou non), les carrières désaffectées, les terrains vagues,  les anciennes décharges (y compris sauvages). La présence de pierriers, vieux murs, ou encore les tas de végétation est appréciée de nombreuses espèces.

Ces remarques sont à prendre en compte aussi bien pour les inventaires effectués à l’aide de « plaques reptiles » que pour les prospections « à vue ».

           

Vous pouvez prendre connaissance du protocole POP-reptiles ici